Les planètes au fil de l’Yvette

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La radioastronomie


Vue aérienne du radiotélescope d’Arecibo, creusé dans une cavité naturelle, © courtesy of the NAIC - Arecibo Observatory

Jeudi 2 avril 2009, 16 h, Faculté des sciences d’Orsay. À l’occasion des 100 heures de l’astronomie, tout le monde se presse autour d’un télescope un peu particulier pour observer le Soleil... derrière les nuages !

La lumière visible n’est pas la seule qui intéresse les astronomes. Toutes les zones du spectre électromagnétique apportent leur part d’informations : rayons X, ultraviolets, infrarouges... et ondes radio, qui sont précieuses car elles traversent l’atmosphère terrestre sans peine grâce à leurs grandes longueurs d’onde. On les détecte au moyen d’antennes qui ressemblent à des grillages. Le petit radiotélescope présenté à Orsay était bien modeste par rapport au plus grand du monde, celui d’Arecibo, à Porto-Rico, où les scientifiques ont tapissé de panneaux d’aluminium perforés une cavité naturelle de 300 m de diamètre. Les observations des radiotélescopes sont souvent organisées en réseau à l’échelle d’un continent tout entier.

De nombreux objets insolites de l’Univers ont été découverts grâce aux ondes radio comme les pulsars, véritables phares de l’espace, dont nous percevons un signal rigoureusement cadencé. Des ondes radio bien précises signent certains phénomènes, par exemple le rayonnement fossile, témoin des débuts de l’Univers, ou encore une raie d’émission caractéristique de l’hydrogène neutre interstellaire. Citons enfin un projet moins conventionnel : SETI, qui recherche des signaux radio émis par des formes d’intelligence extra-terrestres.

Opacité de l’atmosphère terrestre selon la longueur d’onde de la lumière, © NASA

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